dimanche 9 juin 2013

130609 - ECOUTE - HAYDN - Les quatre derniers Trios


Joseph HAYDN






LES QUATRE DERNIERS TRIOS

Trio n°42 en mi bémol majeur
Trio n°43 en ut majeur
Trio n°44 en mi majeur
Trio n°45 en mi bémol majeur


Huguette Dreyfus, pianoforte
Eduard Melkus, violon
Elisabeth Vogt, violoncelle




On n'entend guère les trios de HAYDN au concert et le disque les a bien rarement accueillis. Or, HAYDN a créé dans ce domaine d'authentiques merveilles musicales. Au sein de sa musique de chambre, l'ensemble de ses Trios s'inscrit immédiatement derrière ses Quatuors, tant e nombre qu'en signification. Dans ce genre moins sévère, HAYDN fait même souvent preuve d'une inspiration plus libre, de conceptions tonales et formelles plus insolites. Dans ces pages, il nous semble le surprendre dans son intimité, bien que jamais la perfection architecturale ne perde ses droits. C'est à bon droit que l'on s'est extasié devant l'étonnante liberté du langage harmonique de ces Trios et, surtout, des derniers en date.

Le Trio en mi bémol majeur n°42, achevé en 1796, parut isolément, sous le numéro d'opus 48. Grave et profond, d'une admirable ampleur, il couronne superbement la série des Trios dont il est peut-être, chronologiquement, le dernier.

Publié à Londres, en avril 1797, l'opus 75 groupe les trois Trios n° 43 à 45. Ce sont d'égales réussites et l'on ne sait s'il faut préférer les sonorités étonnamment beethovéniennes du Trio en ut majeur, le charme plus intime et plus subtil du Trio en mi majeur ou l'enchantement du Trio en mi bémol majeur dont le thème, d'une très grande beauté plastique, est çà la fois rythmé et chantant. Il faut, pour abandonner certains préjugés sur HAYDN, écouter l'exubérante Allemande de ce Trio, allègre valse paysanne dont la verve populaire est d'une étonnante saveur.


Le monde merveilleux de ces Trios est déjà proche des confidences d'un SCHUBERT. Nulle part, HAYDN n'est aussi librement préromantique, aussi délicatement primesautier. Nulle part son intelligence aiguë, sa lucide maîtrise ne s'accompagnent d'autant de fraîcheur et de grâce sponténée, de sensibilité frémissante.

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