dimanche 1 janvier 2012

120101 - LECTURE - Georges SIMENON - L'Affaire Saint-Fiacre

2 - L'AFFAIRE SAINT-FIACRE

Après avoir reçu une lettre anonyme lui annonçant qu’un crime sera commis à l’église Saint-Fiacre lors de la première messe du Jour des Morts, le commissaire Maigret va se retrouver face à une de ses affaires les plus déplaisantes.


Maigret a grandi à Saint-Fiacre où son père était régisseur. C’est donc pour le commissaire un pélerinage vers les lieux de son enfance, mais entre souvenirs et réalité, un monde bien différent s’est construit.
Le jeune comte de Saint-Fiacre a dilapidé une partie de la fortune, plusieurs parties du domaine et le chateau même sont hypotéqués. L’acteur régisseur, Gautier, explique avoir payé les salaires des domestiques de sa bourse personnelle.
Le plus pénible pour Maigret est d’apprendre que la comtesse est considérée désormais comme une "vieille toquée" entrenant des gigolos, pudiquement appelés "secrétaire particulier", et qui ont aussi contribué à éroder le patrimoine. La comtesse meurt d’un arrêt cardiaque lors de la fameuse messe, après avoir lu un mot glissé dans son missel ; cet acte particulièrement cruel et lâche est considéré comme "mort naturelle" et le commissaire n’a même pas la possibilité d’ouvrir une enquête officielle malgré les suspects : le fils, Maurice, une fois encore revenu au domaine pour demander de l’argent ainsi que le nouveau "secrétaire". Maigret en fait donc une affaire personnelle et au cours d’un dîner organisé par le jeune compte, il dévoilera le nom du coupable qu’il suspectait depuis un certain temps.
Le livre contient les personnages chers à Simenon : des jeunes gens veules, peu honnêtes ; des femmes qui le sont encore moins ; les campagnards mesquins, taiseux et méfiants, retors aussi et calculateurs à souhait. Sans oublier le médecin de campagne bourru et mécréant, doté d’une épouse bigote ; le curé tourmenté ; l’avocat jovial, grand amateur de bonne chère et abusant du vin. Les livres de Simenon ne sont pas faits pour engendrer la bonne humeur ; ses études de caractère décrivent une nature humaine aussi peu amène que possible.

120101 - LECTURE - Georges SIMENON - Le Charretier de la "Providence"


1 - LE CHARRETIER DE LA "PROVIDENCE"


Maigret doit enquêter sur le meurtre d'une femme à l'écluse 14 de Dizy. Il fait la connaissance du curieux équipage du yacht « Southern Cross », dont le propriétaire, Sir Lampson, mari de la victime, et Willy, amant de celle-ci, attirent ses soupçons. Pourtant, certains détails relevés à l'autopsie du corps de Mary lancent Maigret sur la piste de la « Providence », péniche dont le charretier Jean, homme solitaire et taciturne, retient son attention. Trois jours après le début de l'enquête, Willy est à son tour assassiné. Des indices (notamment un insigne trouvé à l'endroit du crime) font penser que le coupable est Lampson, mais, faute de preuves, Maigret erre, jusqu'au moment où il apprend qu'un vélo a été utilisé la nuit du crime. Peut-être s'agit-il de Jean... Celui-ci, justement, comme s'il se sentait soupçonné, tente de se suicider et se blesse grièvement. L'affaire s'éclaire : Jean Darchambaux, ancien médecin, a probablement tué jadis sa riche tante pour satisfaire le goût de luxe de sa femme, mais l'affaire a mal tourné et il a été condamné à quinze ans de bagne. Malgré ses promesses, Mary, ou plutôt la future Mary (quand elle aura changé de nom après le drame et l'envoi au bagne de son mari) a refusé de suivre Jean à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane) où il devait purger sa peine. Désespéré, Jean s'est aigri, ses facultés intellectuelles se sont atrophiées. Devenu, après sa libération, charretier de la « Providence », il a retrouvé sa femme par hasard (elle était alors remariée à Lampson), l'a tuée et a dû en outre tuer Willy qui l'avait surpris en train de rôder autour du yacht où il cherchait à brouiller les pistes. Sur cette péniche où il avait réussi à se créer un petit univers bien à lui, Jean meurt des suites de ses blessures, parmi ses chevaux, et entouré de l'affection presque maternelle d'Hortense Canelle et de la compréhension émue de Maigret.

samedi 31 décembre 2011

111231 - ECOUTE - TCHAIKOVSKI - Eugene Oneguine




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Eugène Onéguine, op. 24, est un opéra (« scènes lyriques ») en trois actes et 7 tableaux composé par Piotr Ilitch Tchaïkovski entre juin 1877 et janvier 1878, sur un livret russe de Constantin Chilovski et du compositeur, basé sur le roman éponyme d'Alexandre Pouchkine. La première représentation eut lieu au Petit Théâtre du Collège Impérial de musique (Théâtre Maly), à Moscou, le 29 mars 1879.

Eugène Onéguine est un exemple bien connu d'opéra lyrique ; son livret suit l'original de Pouchkine de très près, en gardant beaucoup de sa poésie, à laquelle Tchaïkovski ajouta une musique de nature dramatique.

L'histoire est celle d'un héros égoïste qui ne vit que pour regretter le rejet de son amour par une jeune femme et qui s'engagera dans un duel fatal contre son meilleur ami.

L'œuvre fait partie du répertoire lyrique actuel. Il en existe plusieurs enregistrements, et elle est encore souvent jouée.

C D N° 1 

Acte I

  • Premier tableau
Vers 1820, dans le jardin du domaine des Larine
 Madame Larine et sa vieille gouvernante Filippievna sont assises dans le jardin : les deux filles de Madame Larine, Tatiana et sa jeune sœur Olga chantent à l'intérieur de la maison. Un groupe de paysans chante un joyeux air champêtre. Tatiana lit une histoire d'amour qui l'émeut, mais sa mère lui dit que la vie ne ressemble en rien à tous ces romans. Des visiteurs arrivent : Vladimir Lenski, fiancé d'Olga, un jeune poète, et son nouvel ami Eugène Onéguine, un dandy de Saint-Pétersbourg. Les présentations sont faites. Onéguine est surpris du fait que Lenski ait choisi Olga, l'extravertie, et non sa sœur, plus romantique. Tatiana, de son côté, est immédiatement séduite par Onéguine.
  • Deuxième tableau
La chambre de Tatiana
Le soir venu, Tatiana avoue à Filippievna qu'elle est amoureuse. La gouvernante partie, elle écrit une lettre passionnelle à Onéguine dans laquelle elle lui déclare qu'il est l'homme que le destin lui a envoyé (la très connue Scène de la lettre). Au matin, elle demande à sa gouvernante de faire parvenir la lettre à Onéguine.
  • Troisième tableau
Dans les jardins des Larine
Onéguine rend visite à Tatiana pour lui donner la réponse à sa lettre. Il lui explique avec bonté qu'il n'est pas homme à aimer facilement et qu'il n'est pas voué au mariage. Tatiana se sent humiliée et incapable de répondre.


 C D N° 2


Acte II
  • Premier tableau
La salle de bal des Larine
C'est le jour de la fête de Tatiana. Onéguine est irrité par les commérages que les gens de la campagne font sur lui et Tatiana, et par Lenski, qui l'a convaincu de venir. Il décide de se venger en dansant et flirtant avec Olga. Cela suscite la jalousie de Lenski. Olga, apparemment séduite, reste insensible aux plaintes de son fiancé. Elle fait diversion, alors qu'un invité français, Monsieur Triquet, chante quelques couplets en l'honneur de Tatiana. La querelle reprend et s'envenime. Lenski renonce à son amitié avec Onéguine devant tous les invités, et le provoque en duel. Onéguine, non sans hésitation, est forcé d'accepter.
  • Deuxième tableau
À l'aube, en hiver, au bord d'un ruisseau dans les bois
En attendant Onéguine, Lenski chante son amour pour Olga et son destin incertain. Onéguine arrive. Ils hésitent à poursuivre le duel mais n'ont pas la force de l'arrêter. Onéguine tue Lenski.



Acte III
  • Premier tableau
Quelques années plus tard, lors d'un bal dans la maison d'un noble fortuné de Saint-Pétersbourg
Les années ont passé et Onéguine est rongé par la mort de son ami Lenski et la vacuité de son existence. Le Prince Grémine entre avec son épouse, Tatiana, devenue une belle et grande aristocrate. Grémine chante sa vie heureuse avec Tatiana, et lui présente Onéguine. Ce dernier est très impressionné et soudainement animé du désir intense de regagner son amour.
  • Deuxième tableau
Une salle de réception dans la maison du Prince Grémine
Tatiana a reçu une lettre d'Onéguine. Celui-ci entre et la supplie de lui accorder son amour et sa pitié. Tatiana ne comprend pas ce qui, en elle, anime la soudaine passion d'Onéguine : sa richesse, son rang social ? Onéguine renouvelle la déclaration de son amour bien réel, absolu. Tatiana, les larmes aux yeux, lui rappelle ô combien ils étaient tous deux proches du bonheur, mais le somme de partir. Il refuse. Elle admet qu'elle l'aime encore, mais étant mariée, leur union ne peut se réaliser ; elle choisit de rester fidèle à son époux. Onéguine l'implore, mais elle le quitte, le laissant seul à son désespoir.